Roland Grunberg, alors président des amis de Szydlowiec organise le premier voyage de la société sur la terre de nos ancêtres. Nous sommes une dizaine dont deux anciens présidents, André Atlas et Michel Gruzeworcel.
Arrivés à Cracovie en même temps que Jean-Paul II nous devons changer d’hôtel pour laisser la place à des touristes en pèlerinage ou appartenant à la suite du Pape. Désagrément léger; plus grave : la vente d’alcool est interdite pendant deux jours. Même pas une petite bière pour se rafraîchir.
A Szydlowiec nous sommes accueillis par le Maire Roman Sroda et ses adjoints, notamment chargés des questions économiques. Nous montons au sommet de l’hôtel de ville (le Magistrat) pour avoir une vision aérienne de la ville. Puis nous avons une réunion où nous comprenons que la préoccupation des élus est surtout économique. Il est vrai que la Pologne a changé de système économique depuis peu et le passage à une économie libérale est difficile. La perspective de l’entrée dans l’union européenne n’est pas encore à l’ordre du jour.
La visite continue au château qui abrite un musée des instruments de musique et une exposition temporaire d’objets juifs. Nous sommes ensuite invités à une collation tout à fait sympathique où des jeunes en costumes moyen-âgeux nous accueillent. De nombreux cadeaux nous sont offerts dont les fameuses pierres à aiguiser les faux qui furent exportées dans le monde entier paraît-il, au moins dans toute l’Europe, au XIXe siècle.
Nous visitons le cimetière où les stèles (matsevot) sont presque noyées sous la végétation. Nous y avons rendez-vous avec la TV au pied d’un monument commémoratif. Les stèles sont très belles et pas trop abîmées. En fait, nous ne comprenons pas tout de suite qu’il ne s’agit pas vraiment d’un cimetière mais d’un Kirkut, c’est à dire d’un alignement de pierres tombales récupérées parmi toutes celles qui subsistaient encore après guerre. Le vrai cimetière se trouvait à un autre endroit près de la synagogue d’ailleurs détruite. Aujourd’hui des équipements sportifs et des logements ont été construits sur l’emplacement du cimetière. Un jardin est à la place de la synagogue.
Enfin retour par Varsovie où Victor a une réunion de travail; Roland et un petit groupe se rendent à Radom, la ville de naissance du père d’Edith.
Le voyage est décidément trop court…